Historique

Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 09:33

11 novembre 1940

Ce texte est tiré d’une œuvre de Max Gallo.
Le 10 novembre 1940, Tous les murs ont été couverts d’affiches de la Kommandantur qui annoncent l’’interdiction sous toutes les formes d’un souvenir insultant pour le Reich et attentatoire à l’honneur de  la Wehrmacht » et la préfecture de Paris sur l’ordre de Vichy  relaie la politique de l’occupant, elle collabore. Cette journée marquera au fer la collaboration.
Malgré cela à l’appel de Radio Londres, dès  le 11 novembre au matin, des milliers de parisiens fleurissent la statue de Georges Clémenceau sur les Champs Elysées. C’est la première manifestation patriotique Collective et publique depuis la signature de l’armistice, le 25 juin 1940. Ce n’est que le début car à partir de 17 heures,  l’esplanade de l’Arc de triomphe est envahie par des centaines de lycéens, étudiants drapeau tricolore en tête. Cette manifestation est très durement réprimée, les allemands tirent à la mitrailleuse, chargent les manifestants dans des camions pour les emmener à la Kommandantur  puis les rouer de coups, beaucoup de soldats sont ivres, heureusement un général arrêtera ce massacre.
Les manifestants du 11 novembre 1940, dans les tracts, rédigés et imprimés par les étudiants, disent :
« Le 11 novembre 1918 fut le jour d’une grande victoire !
« Le 11 novembre 1940 sera le signal d’une plus grande encore !
« Tous les étudiants sont solidaires pour que vive la France »

 Texte:Jean Claude Chambon, éléments puisés dans Wikipédia, oeuvre de max Gallo et documents personnels

 

 

Par Sec.Fed.A.Maginot94-GR18 - Publié dans : Historique
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 17:12

 

Voici une page d'histoire,  La Grande Guerre 1914-1918, vue par les joinvillais écrite et offerte par Mr René DENNILAULER  que nous remercions sincèrement.  
Si des visiteurs de ce blog ont des éléments supplémentaires concernant ce document, merci de bien vouloir nous les faire parvenir dans les commentaires, ils seront retransmis à Mr René DENNILAULER.

 

La Grande Guerre de 1914-1918

1.- Les inquiétudes des Joinvillais                                           

2.-La Mobilisation  Générale                                  

3.- La Militarisation du Bois de Vincennes                                                   

4.- L’Hôpital Canadien                       

5 .- Les années de Guerre

6 .- Les Jetons de Nécessité                       

7.- Le 11 Novembre 1911 : une explosion de Joie                       

8.- Baptême des voies publiques                      

9.- Le Monument aux Morts de 14-18                        

10.- Epilogue         


1.- Les Inquiétudes des Joinvillais

Si les Joinvillais, témoins de la Grande (… La Première…) Guerre Mondiale ont disparu, on peut transposer  l’état d’esprit des Français aux inquiétudes des 8.000 habitants de notre commune. D’autant plus facilement  que les grandes découvertes technologiques de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème ont grandement amélioré les échanges d’opinions et d’informations.

Depuis 1871 un nouveau sentiment, oublié de nos jours, était apparu : le patriotisme tricolore.
Un patriotisme exacerbé par les écrits, par les discours enflammés de nos politiciens. Même dans les écoles primaires on apprenait à lire dans les livres d’Erkman et de Chatrian et les élèves rêvaient du voyage des deux enfants sur une cigogne alsacienne....

On pouvait lire dans les livres de géographie des Ecoles Primaires :

… la France a perdu deux des plus patriotiques provinces avec ses deux places fortes contre l’Allemagne,  METZ et STRASBOURG ; maintenant ces deux villes sont devenues des dangers pour la  France et elles sont proches de Paris (il faut noter qu’en 1914, Paris était encore  entourée de hauts remparts avec des « portes »).  La France avait perdu une agriculture la plus prospère  et la plus perfectionnée ; elle avait  perdu  les mines de fer et de houille de Lorraine et l’industrie de textile du coton à Mulhouse. Il faut donc reconstruire des nouvelles défenses, des places fortes contre l’Allemagne….. Les Alsaciens et les Lorrains sont privés de toutes leurs libertés par les allemands . Aussi nous devons aimer les Alsaciens et les Lorrains   comme de véritables français et même plus que tous les autres français…. Et si nous retrouverons un jour assez  de  force pour battre à notre tour les allemands, ce sera une grande joie pour la France ……..

Tels étaient les sujets  de préoccupation des français .

Ah, ah.., cette ligne bleue des Vosges, la volonté de reprendre l’Alsace et la Lorraine, la REVENCHE de l’humiliation de la défaite de Sedan. .

 Sujets évoqués avec passion, surtout autour d’un verre d’absinthe ou de guinguet dans les nombreux cafés de Joinville (aujourd’hui disparus) !

Ce patriotisme se manifestait même dans d’autres domaines. Comme par exemple la guérison par Louis PASTEUR du petit alsacien Meister (1885), mordu par un chien « enragé ? » (voir le chapitre concernant Jean-Baptiste Jupille)  ou encore la découverte des rayons X « ! » par le Dr ROENTGEN en 1895. Si les allemands utilisaient le nom de « rayons Roentgen » , les Français préfèrent parler de rayons inconnus, les « rayons X ».... 

La colonisation allemande du Cameroun (1884), le coup d’Agadir (Juillet à Novembre 1911) démontraient le pangermanisme du Kaiser  Guillaume II et n’ont fait qu’envenimer la  situation.

L’assassinat de Jean Jaurès, le 31 Juillet,  envenima les discussions dans les cafés alors que personne  parlait de Sarajevo, beaucoup  trop éloignée.

   

2.- La Mobilisation   Générale

Dans ce contexte les rumeurs de bruits de bottes sur le Rhin s’amplifièrent jusqu’au jour où les cloches de nos églises, celle de Saint Charles en particulier, sonnèrent le tocsin, ce premier jour du mois  d’Août 1914 : la population était avertie que « ç’à y est ».

Un deuxième tocsin, le 3 Août 1914, annonçait aux Joinvillais que les Allemands avaient déclaré la guerre à la France et que c’était la mobilisation générale .        

 Comment se passa cette mobilisation à Joinville ?

La France avait besoin de 3 millions de soldats c’est-à-dire de toute la Réserve ainsi que des classes territoriales de 93 et de 94. Si l’on admet que l’espérance de vie d’un homme à cette époque était de 50 ans,  pratiquement tous les hommes valides étaient mobilisables.

Nombreuses étaient les usines à Joinville : Jougla-Lumiere, Pathé, Bi-métal, Cartonnerie, les Eaux, les écuries…..

 

Les hommes valides furent remplacés par des femmes (ainsi naquit l’émancipation des femmes plus tard !)

 

Rassemblement dans la gare de marchandises de Joinville où attendait un train.

 

Les épouses, les mères et les enfants se pressaient autour des wagons pour un dernier adieu et pour un prompt retour car la guerre n’allait pas durer longtemps !

 

Le train prit la direction du Fort Neuf à Vincennes, en passant par le carrefour de Beauté et la Cartoucherie (les rails de cette ligne étaient encore visibles  en 1995).

 

Dans les casernes on distribua les fameux pantalons rouges garance .

 

Après la révolte paysanne de Béziers, il ne fallait surtout pas mettre nos cultivateurs de garance en avignonais au chômage ! De plus, la garance était fabriquée synthétiquement sous le nom d’Alizarine, à Mulhouse, c’est-à-dire en Allemagne …..

 

Ce rouge trop voyant sera remplacé par le « Bleu Horizon » à la fin 1915. Ainsi la tenue de nos  poilus pouvait se confondre avec le  bleu du ciel ! 

 

Mais nos casernes  n’avaient pas de casques pour nos mobilisés (la guerre serait vite terminée).

 

Tout se passa dans l’ordre, avec la fleur au fusil. Sans oublier la fameuse baïonnette (chère au Secrétaire d’État Maginot) car l’honneur d’un soldat français consistait à se battre au corps à corps…. alors que les prussiens avaient misé sur leurs nouveaux canons rayés en acier des usines Krupp….ainsi que sur les nouvelles mitrailleuses portatives….….

 

L’escrime était encore toujours à l’honneur dans notre Ecole Normale de Gymnastique et d’Escrime de Joinville !

 

      3.-La Militarisation du Bois de Vincennes

 

    N'oublions pas que le tiers du Bois de Vincennes faisait partie du territoire de notre commune.

 

Dès le mois d’Août 1914, ces 350 hectares du Bois furent réservés à l’Armée et encerclés de fils de fer barbelés.

 

- La ligne de chemin de fer fut rétablie  entre la gare de marchandise  (très importante) de Joinville et le parc d’Artillerie,  la Cartoucherie  et le Fort Neuf de Vincennes.  Un atelier de chargement de 4 hectares sur la gare de marchandise fut déclaré d’intérêt sanitaire et militaire.

 

 

- Sur le champ de course un terrain fut réservé pour l’exercice de lancement de grenades chargées. L’autre partie de l’Hippodrome fut prise par le Centre d’évacuation et de triage du Service Automobile.

 

Jusqu’en 1920, le Bois de Vincennes était  resté un ramassis de vieux canons, d’automobiles et de baraquements. Pourtant une loi votée en 1919, déclassait toute la zone militaire du Bois pour l’annexer à la Ville de Paris.

 

Cette Loi ne fut appliquée que le 19 Avril 1929, date à laquelle la commune de Joinville fut amputée de ses 103 hectares du Bois de Vincennes.

        

- En 1917, une garderie d’enfants fut installée dans le Bois pour les ouvrières Joinvillaises de la Cartoucherie.      

Vers 1916  Un  hôpital militaire, américains’ était installé dans le château du Parangon.

 

Mais c’était  L’Hôpital Militaire  Canadien qui fut le plus renommé. Et accepté par les Joinvillais.

 

 

4.- L’Hôpital Militaire  Canadien                                                                                                         

 

Au mois d’août 1914, le Canada (avec l’Angleterre) entrait en guerre contre l’Allemagne du Kaiser.

 

Au début de 1915, l’Université de Laval de Montréal proposa à l’armée canadienne d’organiser un hôpital stationnaire de 400 lits. Cette proposition acceptée par Ottawa fut ensuite ratifiée par le War Office de Londres.

 

L’université nomma le colonel G.R. BEAUCHAMP pour diriger et organiser ce projet. Le gouvernement canadien transforma ce projet  de 400 lits en l’ Hôpital Général Canadien N°6 qui comprenant 1040 lits avec 319 membres de personnels dont 39 officiers (chefs de clinique) et 73 infirmières (nurses). Ce personnel médical comprenait des spécialistes : dentistes, ophtalmologistes, radiologistes, bactériologistes, neurologues, urologues

 

Un tel “hôpital” comprenait en plus du personnel médical toute une équipe technique (cuisiniers, coiffeurs, électriciens....) ainsi que le matériel et les tentes pour lui permettre de s’installer en dehors de toutes les commodités des villes et de se suffire en tout à lui-même.

 

L’Hôpital Général Canadien N°6 quitta Montréal le 20 mars 1916 et embarqua à HALIFAX (nom d’une rue à Joinville) à bord du “Baltic” pour se rendre tout d’abord en Grande-Bretagne.

 

Arrivés en France en Juillet 1916,  les canadiens installèrent un camp sous tentes à Joinville-le-Pont sur le plateau de Gravelle (entre le lac de Gravelle et l’emplacement du stade municipal actuel).       

Pourquoi Joinville a t-elle été choisie pour accueillir cet hôpital ? L’Ecole Normale Militaire de Gymnastique de Joinville à proximité (Redoutes et Camp de St Maur), était connue de l’Armée canadienne. Les liaisons avec Paris étaient faciles et rapides grâce à la ligne de la Bastille. Enfin Joinville avec son Bois, sa Marne et ses Guinguettes constituait  un lieu de repos idéal pour les soldats venant du front.

De plus Une fraternisation des Joinvillais (et des Joinvillaises….) avec le personnel et les militaires canadiens s’établit…..

Entre temps la Croix-Rouge du Canada venait d’offrir la construction en dur d’un hôpital moderne de 500 lits à Joinville.

Au mois de juin 1918 le personnel de l’Hôpital Laval vint prendre possession du nouvel hôpital qui venait d’être terminé le 1er Juin 1918 .

 

L’Hôpital Laval était constitué de plusieurs bâtiments d’un seul étage en colombages et comportaient 520 lits sous les ordres du Colonel Beauchamp assisté de 39 officiers (chefs de clinique de l’Université de Laval) , 73 infirmières et 207 employés (cuisine, administration, entretien;, nettoyage...)

Outre les services de médecine et de chirurgie, cet hôpital comprenait un laboratoire, une salle de rayons X, un service de stomatologie, une pharmacie, plusieurs salles d’opération permettant d’effectuer jusqu’à 54 interventions par jour.

 

Du 1er Juillet 1918 au 9 mai 1919,

143 Canadiens

 

127 Anglais

 

2.964 Français

 

et 220 Allemands

 

y furent soignés, dont près de 2.000 “gazés”.

 

Le 3 Juillet 1918, la Croix Rouge Canadienne fit don de l’Hôpital Militaire de Joinville à l’Etat Français au cours d’une cérémonie à laquelle assistaient le Président de la République, Raymond POINCARE, Lord DERBY, Premier Ministre anglais, Sir Robert BORDEN, Premier Ministre du Canada et du Général Mac DOUGALD de la Société de la Croix Rouge du Canada.

 

Le personnel canadien de l’Hôpital Laval resta en fonction après l’Armistice jusqu’au 9 Mai 1919. Il fut remplacé par un personnel hospitalier français dirigé par le médecin-chef AUBURTIN.

 

Et c’est grâce au personnel médical de cet hôpital canadien que les Joinvillais ont été épargnés de la monstrueuse grippe espagnole de 1919 !

 

Que devint ensuite l’Hôpital Militaire Canadien ?

 

En 1920, les malades furent transférés à l’hôpital du Val-de-Grâce et les bâtiments furent donnés à l’Ecole Normale Militaire de Gymnastique de Joinville (réouverte depuis le 8 Mai 1916) sous les ordres du Colonel LABROSSE.

 

Ces bâtiments abriteront l’Etat-major et l’administration de l’Ecole jusqu’en 1939 (Colonel SCHWANDLER) où la plupart des bâtiments furent démolis.

 

Entre temps, le 31 Décembre 1929, la ville de Paris avait annexé tout le Bois de Vincennes et le Plateau de Gravelle qui appartenaient (en partie) au territoire de la commune de Joinville. La route des Canadiens devint ainsi la limite de notre commune avec Paris-12.

 

Le champs de courses de Gravelle fut rebaptisé Hippodrome de Vincennes et la ferme de la Faisanderie ainsi que les deux redoutes revinrent à Paris.

 

La Ferme est devenue l’Ecole Nationale d’Horticulture Du BREUIL, la redoute de la faisanderie a laissé la place à l’Autoroute A4. Seule la redoute de Gravelle susbsiste encore et abrite l’Ecole de police de Paris.

 

     

5.- Les Années de guerre

 

 La population ne souffrait pas trop des rationnements car les fermes de la Faisanderie, du Tremblay et des maraichers subvenaient suffisamment aux besoins des 8.000 Joinvillais .

 

Les chevaux avaient été réquisitionnés par l’armée.

  Notre Ecole Normale de Gymnastique ferma immédiatement lors de la mobilisation générale, pour rouvrir en 1916 car le Front avait besoin de cadres entrainés.

    Les usines continuèrent à tourner, grâce aux femmes qui avaient remplacé les hommes partis au Front.

Beaucoup d’entelles travaillaient à la Cartoucherie du Bois.

Mais les journées des Joinvillais étaient surtout  rythmées par l’arrivée des journaux de   Paris   dont les articles perdaient lentement leur optimisme avec cette affreuse guerre des tranchées.

Les mères et les épouses lisaient avec anxiété les combats de la Somme des Ardennes, de Verdun, de la Marne.

De temps à autre, une carte ou une lettre venait du Front.

Deux cinémas à Joinville « Eden » et « l’Etoile Polaire » (et surement  d’autres ?) projetaient des courts reportages : Les Actualités  Pathé, Pathé Journal, Gaumont Journal, Eclair et Eclipse, sous  la censure des Militaires qui utilisaient ces films comme moyens de propagande pour les français mais aussi contre l’ennemi !.

Les bombardements de Paris par la “Grosse Bertha”,  les bombes des avions allemands (22 morts et 76  blessés en banlieue parisienne), en février 1918 et les combats aériens (à Chelles)  obligèrent les Joinvillais de trouver un refuge dans  le tunnel du canal. Du coup celui-ci fut éclairé à l’électricité en 1918 .  

Mais c’était la cloche de l’Eglise St Charles  qui figeait toute activité à Joinville. Chaque fois elle annonçait la mort d’un de nos combattants , un mari, un père, un frère, un fils.

Cette cloche lugubre sonna 367 fois……en quatre ans..

Le maréchal des logis François VERDIER (31 ans)  fut le premier Joinvillais tombé au Champs d’Honneur à   Marcilly, le 8 Septembre 1914.

C’est le 28 Juillet 1916 qu’est tombé à  Belloy-Santerre le Lieutenant Emile
MOUTI ER  (25 ans)  du 272éme Régiment d’Infanterie.

La rue des cliquettes portera son nom  à la suite d’une décision du Conseil Municipal du 15 Janvier 1922.

6.- Les Jetons de Nécessité

Au cours de cette Grande Guerre, tous les ustensiles ménagers, les outils et les objets d’art en cuivre, en laiton ou en bronze ont été  réquisitionnés par les autorités militaires pour la fabrication d’obus et de cartouches. A cette époque, le cuivre nous venait d’ Afrique, du Cameroun allemand….

 

A Joinville  les pièces de monnaie étaient devenues très rares, car elles étaient en bronze.

 

La population ainsi que les commerçants éprouvaient de grandes difficultés pour faire l'appoint ou pour rendre la monnaie lors des achats quotidiens.

 

Des scènes épiques se produisirent au guichet de la gare pour le paiement des trajets en chemin de fer de la Bastille.

 

A un tel point que de nombreuses villes françaises frappèrent monnaie et plus particulièrement des pièces de 5, 10, 25, 40 et 50 centimes et même des jetons de 1, 2 et 3 francs. Ces pièces en aluminium dites de « nécessité » étaient éditées non pas par les municipalités mais par des chambres de commerce, des groupements de commerçants, des cafetiers, des régiments et même des particuliers.

Nous connaissons SIX éditeurs de pièces de monnaie à Joinville: le Groupement des commerçants, Industriels et Habitants, Bel-Air (?), le bureau de chômage, le Mess des sous-officiers de l'Ecole de Joinville, Landier (?) et la Société Coopérative

 

7.- Le 11 Novembre 1918 : Une explosion de joie

 

 Le 11 Novembre 1918  :

 

La signature de l’armistice  eut lieu  à 5h15  dans la carrière de Rethondes

 

A 11 heures précises  tous les clairons sonnent le « cessez-le-feu », «  Levez-vous », « Au Drapeau », « la Marseillaise »

 

A  4 heures de l’après-midi, Clémenceau annonce la capitulation des allemands à la  tribune de l’Assemblée Nationale.

 

Ce  Lundi 11 Novembre à 11 heures

 

le télégraphe de la poste (Vautier)  crépitait sans arrêt et le téléphone de la Maire de Joinville sonnait à tout rompre : « l’armistice avec les allemands est signé, la guerre est finie » 

 

Rapidement, le Maire,  Achille MERMET envoie son tambour-affichiste dans toute

 

La Commune pour annoncer  la  bonne nouvelle.

 

Entre temps l’Abbé Léon ROGER, curé de St Charles, également averti de l’armistice fit sonner les cloches de l’Eglise à toutes volées pendant une demi-heure à l’unisson de toutes les cloches de France .

 

L’Abbé organisa par  la suite un Te Deum pour  la fin de cette guerre et pour le repos des Ames des combattants morts pour la France.

 

Toute la   population de Joinville descendit dans les rues, les gens s’embrassaient ; on  dansait  de joie, les jeunes lançaient des pétards. Les usines s’arrêtèrent pour permettre aux ouvriers de participer à  cette liesse.

 

Nombreux furent les Joinvillais qui prirent le train de la Bastille pour aller défiler sur les Champs  Elysées.

 

Les cafés de Joinville firent recette : les sujets de discussions fort animées ne manquaient pas :

 

Le retour de l’Alsace et de la Lorraine

 

Les allemands paieront :

 

                                    5.000 canons  et 25.000 mitrailleuses

 

17.000 avions !

 

Sans oublier des centaines de locomotives à vapeur

 

(même si elles roulaient à droite !)

 

L’abdication du Kaiser Guillaume II

 

La montée des révolutionnaires en Allemagne

 

L’occupation de la rive gauche du Rhin….

 

Et l’inévitable Traité de Versailles

 

 

 

Tout cela autour d’un Demi, d’un  Pastis, d’une Muse Verte(l’absinthe ayant été interdite), d’un Dubonnet ou d’un Byrrh….

 

 

 

8.- Baptême  des voies publiques

 

Cette Première Grande Guerre  Mondiale  fut une  victoire pour les Alliés. Aussi  fallait-il  porter des témoignages pour  honorer les vainqueurs afin que les générations suivantes s’en souviennent.

 

Ainsi de nombreuses rues et  places de France changèrent de nom.

 

Joinville le Pont ne fut pas la dernière à honorer les vainqueurs.

 

Grace à son Maire Achille-Ernest MERMET. Elu en 1912 à la suite d’Eugène VOISIN, malade, il restera le Maire de cette guerre jusqu’en 1919.

 

Dès le 2 Mai 1916, il fit voter par son Conseil Municipal le nom du  nouveau pont (1910) qui reliait St Maur à Joinville et à Champigny :   « Pont du Roi des Belges, Albert 1er ». Le Roi des Belges ayant rejeté  l’ultimatum du Kaiser Guillaume II , décréta immédiatement la mobilisation générale afin de ne pas laisser passer les troupes allemandes. Malgré cela  la Belgique fut  envahie par les troupes du Kaiser dés le 3 Aout 1914 .

 

 

Le 26 Septembre 1916 la Route de la Brie prend le nom d’avenue du Général  Joseph Gallieni, décédé le 27 Mai 1916. C’était lui qui avait monté le transport des troupes par les taxis parisiens pour la bataille de la Marne. Or la Route de la Brie allait justement vers la « Marne »,  malheureusement les « Taxis de la Marne » n’empruntèrent pas le Pont de Joinville….

Pour éterniser le souvenir de l’horrible bataille de Verdun, l’ancien carrefour de Polangis fut baptisé Place de Verdun, ce 31 Octobre 1916.

 

Le  24 Juillet 1918 pour honorer le dévouement du personnel médical de l’Hôpital militaire Canadien, la rue (route) des Corbeaux prend solennellement le nom d’Avenue des Canadiens (l’actuelle N4).

 

Ce n’est que 73 ans plus tard que le quartier des réservoirs prit les noms de Place des Canadiens, rue Halifax et square Québec.

 

Tous les soldats décédés dans l’Hôpital Canadien  furent transférés dans des cimiers de regroupement.

 

Au départ du Colonel BEAUCHAMP le Conseil Municipal du 18 Septembre 1918 décida d’ouvrir le cimetière communal aux blessés canadiens qui décéderaient ensuite à l’hôpital. Ainsi 13 “Canadiens” reposent dans notre cimetière dans le “carré des canadiens” (13ème division) :

 

Enfin, peu avant l’armistice, le 18 septembre 1918, le Conseil Municipal décide de créer dans le cimetière communal, le Carré des Combattants morts pour la France :       54  français

 

7  anglais

 

5  australiens

 

et 2  canadiens, BEAUDOIN et BELISLE, , tous deux infirmiers de l’Hôpital Canadien et victimes de la grippe espagnole.

 

 Dans la foulée il fallait honorer également  le Président Wilson des Etats Unis qui avait établi les grandes lignes du Traité de Versailles (qui sera le prétexte de la Seconde Guerre mondiale !)

 

Henri VEL-DURAND, maire de Joinville à partir de 1919, baptisa  la première partie  de la route de Paris  qui longeait le Bois Bénard (Bois Cabi) ,  entre le pont du Chemin de fer jusqu’à la gare de Joinville : Avenue Jean Jaurès en  hommage à ce dirigeant  socialiste, un pacifiste qui préconisait un rapprochement de la Fra      nce avec l’Allemagne, assassiné le 30 Juillet 1914.  

 

 La rue des Cliquettes deviendra la rue Emile Moutier en 1922 en l’honneur de ce jeune Lieutenant de 25 ans , mort pour la Franve.

 

C’ est également le maire  Vel-Durand  qui inaugura  le Monument aux Morts de 14-18 en 1926.

 

A cette époque l’entrée du cimetière s’effectuait par la rue du Cimetière donnant sur l’Avenue Gallieni. De nos jours l’entrée est sur la rue des familles. La rue du cimetière devint la   Rue du 11 Novembre 1918.

 

Enfin, peu avant l’armistice, le 18 septembre 1918, le Conseil Municipal décide de créer dans le cimetière communal, le Carré des Combattants morts pour la France

 

Enfin, après les funérailles nationales du Maréchal Foch, l’avenue du Château prit le nom d’avenue Foch, fin Mars 1929.

 

 Bien plus tard,  la rue  Marie-Louise (Polangis) prit le nom d’Etienne PEGON, un ancien Combattant, mutilé, bien connu des Polangeois.

 

 

La Société des Mutilés, Anciens Combattants,  Réformés et Veuves de Guerre  fut fondée en 1918 par quelques mutilés à Joinville le Pont. Son siège était au N°14 de la place de  Verdun. Cette association  avait pour but de  de défendre et de faire valoir  les droits acquis au prix de leur sang versé  sur les champs de bataille.

 

Grace au dévouement et à l’activité  de son Président Gabriel BUREAU et de son Secrétaire Général Etienne PEGON , deux martyrs  de leurs atroces blessures, la Société prit un essor considérable  surtout quand elle groupa en 1928 les Anciens Combattants  titulaires de la Carte et les « Victimes de guerre ».

 

     9. Le  Monument aux Morts de 14-18

La guerre de 14-18 avait frappé vite et massivement : 8.500.000 hommes tués au combat pour l’espace occidental (y compris la Russie) ! La France avait payé un lourd tribut avec ses 1.459.000 morts.

Lorsqu’en 1919 le gouvernement autorisa le rapatriement des corps des 700.000 soldats identifiés, seuls 240.000 revinrent au pays.

Un fils d’Aurillac, Paul DOUMER, futur 13 èmre Président de la République, dont le fils avait péri dans la tuerie, demandait inlassablement de laisser ensembles ceux qui avaient souffert :

Laissons les dormir côte à côte au champs d’honneur, qu’importe leur lieu de sépulture, la vraie tombe est dans nos cœurs”.

Alors la France se couvrit de monuments aux Morts devant lesquels devaient se recueillir à chaque manifestation patriotique, le maire avec son conseil municipal, les anciens combattants ainsi que les parents des disparus.

36.000  communes érigèrent 36.000 monuments sauf une douzaine qui n’avaient pas un seul mort à déplorer.

 

Les noms de nos morts devaient figurer sur ces monuments mais  également sur les plaques des paroisses, des entreprises et des écoles. En tout près de 150.000 inaugurations entre 1921 et 1930 !

 

 

 

Pour les architectes, les marbriers, les entreprises de pompes funèbres et les fondeurs, ces monuments représentaient le marché du siècle.

Le conseil municipal  de Joinville avait un délicat problème à résoudre : quel type de monument fallait-il élever ? Il aurait fallu pouvoir assister aux discussions passionnées où les vieilles querelles politiques et religieuses resurgissaient............

Impossible d’exalter la mort des poilus, fut-elle héroïque. Il fallait représenter un poilu debout, mais dans quelle attitude ? ou encore une femme vêtue d’un péplum grec. Mais quelle femme ? la Patrie ou l’épouse ?

 

C’est finalement  une femme vêtue d’un péplum qui fut choisie par le conseil municipal de Joinville.

Ce monument fut inauguré en 1926 par le maire Henri Vel-Durand. Il fut baptisé « Au Poilu de Vincennes » car le « Camp de St Maur » (camp de 2.000 militaires, dépendant de l’École Normale Militaire de Gymnastique et d’Escrime de Joinville, situé à l’emplacement de l’INSEP actuel) faisait encore partie du territoire de notre commune.

Sur ce monument furent apposées deux plaques avec les noms des 367 Joivillais morts pour la France .

367 morts pour une population de 8.000 habitants (environ)

Ce monument permet aux Joinvillais de se souvenir et d’honorer en plus des morts, les « Gueules cassées », les « Ailes Brisées » les invalides, les mutilés, les « gazés », les familles qui avaient perdu un père, un ou plusieurs fils, les veuves et les « veuves blanches »….

 

 

      

EPILOGUE

 

Cette Guerre qui fit 8 millions de morts en Europe et des millions de  blessés et  mutilés, marqua la fin d’une 1époque.

L’émergence de nouvelles techniques, d’information et de communication,  d’une industri1alisation et d’une urbanisation  galopantes  de nos villes changèrent  notre vie quotidienne.

 

Un exemple : au début du 20ème siècle  les femmes étaient encore  très mal considérées dans les milieux professionnels, industriels, politiques et scientifiques. Il suffit de relire les ennuis et injures qu’avait dû subir Marie Curie lorsqu’elle eut ses deux Prix Nobel !

 

Mais durant cette guerre les femmes ont joué un rôle capital

 

en remplaçant les hommes dans toutes les industries et toutes les  professions. Elles avaient fait un travail et un dévouement admirables  dans les hôpitaux et dans la Croix Rouge sur les Fronts.

 

Un nouvel âge d’or se dessinait à

 

Joinville le Pont à partir de 1918.

 

Déjà un 7ème Art naissant employa de nombreux techniciens et artisans.

 

Une activité nouvelle qui venait s’ajouter  aux nombreuses autres  industries, aux deux champs de courses avec leurs MILLIERS  de  chevaux et ses sports nautiques.

 

Sans oublier la réouverture  de ses guinguettes  qui attiraient les parisiens : il n’était pas rare de

 

voir  des mariages venant de Paris, les mariés haut-perchés sur des chars à banc tirés par cinq chevaux…La joie des gamins de cette époque qui ramassaient non  pas des dragées mais de petites pièces de monnaie..

 

Mais, conséquence du Traité de Versailles, un bruit de bottes se fit entendre outre-Rhin,  vingt années plus tard……….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 11:32

Juin 1940 est l'aboutissement de la bataille de France qui voit la débâcle de l'armée française face aux Allemands. C'est l'effondrement français, la mort d'un régime et la tragédie d'une nation. Mais la déroute des armées d'une nation n'entraine pas nécessairement la décomposition sociale et encore moins de collaboration avec l'ennemi vainqueur.

Avant la Seconde Guerre mondiale, l'armée française était considérée comme une des plus puissantes du monde. Néanmoins, malgré les décisions de réarmement prises à partir du gouvernement du Front populaire au pouvoir jusqu'en 1938 et amplifiées par le gouvernement Daladier ensuite, on ne put contenir la puissance retrouvée de l'Allemagne nazie. Lorsque celle-ci attaqua en mai 1940, la défense française s'écroula avec plus de 100 000 morts, victime à la fois du concept allemand de Blitzkrieg et surtout de la pensée stratégique défensive inspirée par les anciens chefs de la guerre de 1914-1918, parmi lesquels Pétain, à l'état-major dans les années 1930, au lieu de regrouper les chars en grandes formations mobiles (choix soutenu par le colonel Charles de Gaulle). En cinq semaines, l'avancée allemande en France entraîna la désintégration de l'armée et une gigantesque panique dans la population. Dix millions de personnes s'enfuirent sur les routes avec de maigres bagages, au cours d'un épisode qu'on appela l'« Exode ». Le gouvernement, dirigé par Philippe Pétain depuis la démission de Paul Reynaud, fit demander l'armistice, signé le 22 juin 1940. On pouvait penser alors que son prestige acquis lors de la défense de Verdun en 1916 permettrait des négociations plus aisées avec Hitler, il n'en fut rien et les conditions en furent très dures : occupation de plus de la moitié du pays et énormes frais prélevés pour entretenir l'armée allemande.
Texte Wikipédia et document personnel Max Gallo

 

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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 15:31

SECTION FEDERALE ANDRE MAGINOT DU VAL DE MARNE – GR 18.                            1/2

                                                                                                                                                  

Voyage devoir de mémoire de la Section Locale GR 18 de Vitry sur Seine : Les oubliés du Meknès.

 

Rendez-vous était donné à 6 h 30 ce 24 juillet 2010. Notre car stationnait devant la Mairie de Vitry attendant les 46 participants de cette escapade vers Dieppe notre destination.

Nous ne pouvons que féliciter le Président de la section locale M. Henri FUSCHINI  et son épouse, présents pour accueillir le Président et trois membres du bureau de la Section Fédérale GR 18 et deux personnes de la Section Locale GR 18 de Saint-Maur des Fossés qui se sont joints à cette journée. Meknes-invitation--2d-.jpg

Organisation sans faille de nos hôtes. Départ 6 h 30 précise vers la Normandie, pendant un certain temps dans la vallée de la Seine nous évoquions une certaine campagne anglaise, notre car voguant dans le brouillard. Lors de notre pause prévue sur une aire d’autoroute, café et croissants offerts par la section nous remontent le moral.

A 10 heures Dieppe, la mer, le soleil est alors au rendez-vous, il ne nous a pas quitté de la journée. falaise-naze.jpg

naze-groupe.jpgAprès notre halte sur la plage de Dieppe direction Pourville sur Mer (à 3km de Dieppe) ou nous avons déjeuné au restaurant « les Régates » repas au bord de la plage de poissons pour certains, d’escalope Normande pour les autres. Suite au festin M. Fuschini donne le signal de départ vers 13 h 30 direction Berneval le Grand  et Saint Martin en Campagne ou nous étions conviés au 70° anniversaire du torpillage du paquebot Meknès. les-oublies-du-meknes-001

M. Christian Gueydan sous-préfet de Dieppe, M. Bernard Defoy maire de Saint-Matin en Campagne, M.Patrice Philippe maire de Berneval le Grand, M. Roland Delaval président de l’association Les Oubliés du Meknès, M  Jean Naze un des deux rescapés encore vivant à ce jour et son épouse, M. David Raillot historien local intrigué par ce fait de guerre oublié,  a travaillé pendant de nombreuses années pour reconstituer les dernières heures du Meknès, les familles des victimes et des rescapés dont nos amis Henri Fuschini les-oublies-du-meknes-000.jpgqui a perdu son oncle et Madame Fuschini dont le père fut rescapé étaient présents à l’inauguration d’une stèle du souvenir conçue par le sculpteur Francis Gueho sur les falaises de Berneval/Saint-Martin.

Ce monument est scellé sur un socle ou les enfants des écoles ont posé 420 galets ramassés au Tréport et les 420 noms des disparus figurent sur la stèle, ils ont été énoncés de vive voix par des membres des familles présentes.

En même temps une plaque était fixée sur l’épave du Meknès au large des Côtes de l’Angleterre par le club de plongée Emeraude de Saint-Malo.

Après le dépôt de nombreuses gerbes en présence des autorités civiles et militaires les deux municipalités ont offert un vin d’honneur.

Nous avons été heureux de participer à ce devoir de mémoire et d’être présents aux côtés de nos amis de Vitry. P1060102.JPG

 

 A PRESENT UN PEU D’HISTOIRE :                                                                                                2/2

Le torpillage du Meknès

Le paquebot français le Meknès appareilla de Southampton le 24 juillet 1940 avec plus de 1300 marins français dont 102 appartenaient à l’équipage, 99 officiers et 1080 marins mobilisés en 1939 dans la Marine Nationale.

La France ayant capitulé en juin, le rapatriement de 1000 marins internés dans des camps anglais commença en juillet. Le Meknès naviguait avec ses feux de position allumés et brillamment éclairé, ce qui rendait impossible toute méprise quant à sa nationalité.

Vers 23 h, au large de Portland, le navire est intercepté par la vedette allemande S-27 Obit Klug, qui ouvrit le feu à la mitrailleuse sur le paquebot sans soucis de neutralité. Le commandant fit alors stopper son navire et signala clairement son nom et sa nationalité, dans l’attente d’une explication de la part des allemands mais en guise de réponse, il reçut une torpille et coula. Il ne fallut au navire que 8 minutes pour sombrer.

Parmi les hommes présents à bord du paquebot, 900 furent récupérés le lendemain par des navires qui prirent la direction de Weymouth tandis que 420 autres étaient morts ou portés disparus. Les cadavres du naufrage du « Meknès » furent retrouvés au pied des falaises de la côte Normande et d’Angleterre.

Nous remercions le Section Locale FNAM de VITRY SUR SEINE qui a permis à la Section FEDERALE ANDRE MAGINOT DU VAL DE MARNE-GR 18 de participer à cette émouvante cérémonie, et en même temps de passer une agréable journée en Normandie .

Texte Monique Guérin.     25 juillet 2010.

 

                                  

 

 

 

   

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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 15:09
Le 13 mars 1954, les forces du Viet Minh commandée par le général Giap donne l'assaut à Diên Biên Phu, les combats dureront jusqu'au 7 mai, la place de Diên BiênPhu sera submergée,ne se rendra pas mais tombera avec de nombreux prisonniers aux mains du Viet Minh.
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Jeudi 5 avril 2012.

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